L’adoption à distance : comment ça marche et combien ça coûte

L’adoption à distance est littéralement en train de « conquérir » de plus en plus de familles monoparentales en Italie (et pas seulement, bien sûr). C’est un moyen concret et efficace d’apporter une aide aux enfants nés et vivant dans la pauvreté, généralement originaires de régions du monde « en développement » définies avec optimisme, mais souvent simplement affligés par la misère et les conflits sanglants. En réalité, il est également possible d’adopter à distance, en soutenant, avec une contribution minimale, les enfants défavorisés sans soutien familial, afin de leur permettre d’étudier et de se construire un avenir.

Dans certains cas, l’adoption à distance nous offre donc la possibilité, déjà énorme, non seulement d’améliorer la vie d’un seul enfant, mais aussi de donner un coup de main à toute la famille et même à la communauté dans laquelle il est né. Examinons les nombreuses possibilités de soutien et d’adoption à distance.

Comment choisir l’association à aider ?

Il existe un grand nombre d’organisations à but non lucratif, tant italiennes qu’internationales, qui promeuvent l’adoption à distance comme un moyen extraordinaire d’améliorer la qualité de vie de communautés entières dans les régions défavorisées du monde. L’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Asie, mais aussi l’Europe, sont les réalités géographiques dans lesquelles il est possible de trouver des bureaux de ces associations caritatives à but non lucratif, tant laïques que religieuses. La meilleure chose à faire, donc, une fois que nous aurons décidé de procéder à une adoption à distance, sera de consulter une liste et de choisir celle qui nous convient, plus proche de notre idée de la philanthropie. Une fois que nous aurons choisi l’association que nous voulons aider, il nous suffira de la contacter et de remplir un formulaire de demande d’adoption à distance, et d’attendre sa réponse. On nous fournira tous les documents et les indications bureaucratiques à suivre pour réaliser notre merveilleux projet.

Quelle adoption ?

Les adoptions à distance peuvent être de différents types, en ce sens que nous pouvons décider de suivre un seul enfant, ou plusieurs enfants pris individuellement, selon les indications qui nous ont été données par l’Onlus que nous avons décidé d’aider, et de l’assister à manger, à s’habiller, à étudier, à suivre un cours professionnel visant à obtenir un emploi rémunéré, et à bénéficier de soins de santé, ou d’aider plusieurs sujets.

Souvent, il est possible pour les bienfaiteurs de rencontrer leur enfant adopté ou la communauté dans laquelle ils vivent grâce à la médiation de l’association de référence, peut-être lors d’un voyage ou d’un séjour, et de se rendre compte de leurs propres yeux comment leur contribution a été utilisée et à quelles fins. De plus, si nous adoptons un ou plusieurs enfants, nous aurons l’occasion de faire leur connaissance et de communiquer régulièrement avec eux par un échange de lettres et de photos.

Combien cela représente-t-il ?

Combien coûte une adoption à distance ? Cela dépend du « contrat » que nous avons conclu avec l’organisation à but non lucratif que nous soutenons. Nous verserons notre contribution par le biais de dépôts sur un compte courant, mais nous pouvons décider de faire le don mensuellement ou en deux versements annuels ou en une seule solution annuelle. Bien entendu, cela dépend à la fois de notre disponibilité et des besoins de l’Association. En général, la contribution mensuelle pour soutenir un enfant ou une famille à distance est d’environ 20 à 25 euros. L’association nous enverra des documents montrant exactement comment, où et pourquoi notre argent est dépensé. Cela dit, il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans l’aventure de l’adoption à distance !

Conditions générales d’adoption

En France, pour pouvoir adopter un enfant, certaines conditions sont requises. Si l’adoptant est célibataire, il avoir moins de 28 ans. Lorsque la demande d’adoption vient d’un couple marié, celui-ci doit l’être depuis au moins 2 ans, sauf si les deux conjoints ont plus de 28 ans. Concernant l’enfant qui sera adopté, il doit être âgé de moins de 15 ans et être accueilli au domicile de l’adoptant depuis au moins 6 mois au moment de la demande d’adoption. S’il a plus de 13 ans, il doit consentir personnellement à l’adoption.

La procédure d’adoption comprend 2 étapes. La première consiste à obtenir un agrément, qui sera délivré après évaluation des conditions d’accueil sur les plans familial, éducatif et psychologique. Pour cela, il convient de s’adresser au Conseil général du département de la résidence du ou des parents adoptant (Aide sociale à l’enfance). Ensuite, lorsque l’agrément est obtenu, il est nécessaire de déposer une requête devant le tribunal de grande instance (TGI) pour obtenir le jugement d’adoption soit plénière, soit simple.

L’adoption plénière

Dans le cadre d’une adoption plénière, les liens avec la famille d’origine sont rompus. L’enfant adopté acquiert une nouvelle filiation qui remplace celle d’origine. Un nouvel acte de naissance est établi et l’autorité parentale est exclusivement et intégralement transférée aux parents adoptifs. Le nom de famille initial de l’enfant adopté va être remplacé par celui du ou des parents adoptifs. Ainsi, dès lors que l’un d’entre eux est de nationalité française, l’enfant adopté acquiert automatiquement cette nationalité.

Dans le cadre d’une adoption faite par un célibataire, si ce dernier se marie par la suite, son conjoint pourra adopter l’enfant. Dans ce cas, la condition d’âge (28 ans) ne lui sera pas exigée, ni la demande d’agrément, ni l’accueil de l’enfant depuis au moins 6 mois. Par contre, la différence d’âge entre l’enfant et le conjoint doit être de 10 ans minimum (des dérogations sont possibles).

L’adoption simple

Si les conditions de l’adoption simple sont largement semblables à celles de l’adoption plénière, il existe quelques différences essentielles. Contrairement à l’adoption plénière, l’adoption simple ne rompt pas les liens de l’enfant avec la famille d’origine. L’adopté conserve ainsi ses droits d’héritier. L’adopté simple et ses enfants et petits-enfants pourront hériter dans les deux familles.

L’adoption simple ne confère pas la nationalité française automatiquement à l’adopté. Si l’enfant est adopté par un Français, il peut, jusqu’à sa majorité, réclamer la nationalité française à condition de résider en France. Néanmoins, l’enfant adopté a les mêmes droits et devoirs dans sa nouvelle famille qu’un enfant biologique. Autre différence, pour les conditions requises pour l’adoption simple, il n’y a pas d’âge maximum pour l’adopté. Il ne doit pas non plus être préalablement accueilli au domicile des parents adoptifs pendant la période de six mois. Concernant l’adoption de l’enfant du conjoint, elle demeure possible dans le cadre de l’adoption simple sous certaines conditions.

Eczéma d’enfant : traitements et conseils
Idées créatives pour remplir les calendriers de l’Avent